Bruxelles, 1945.
La guerre vient de finir, mais certains comptes restent à régler. Marie-Jeanne, célèbre cabaretière bruxelloise, est convoquée devant la commission d’épuration des milieux artistiques. On l’accuse de collaboration.
Mais Marie-Jeanne ne se laisse pas juger si facilement.
Cabaretière au caractère bien trempé, femme fière et populaire, elle va transformer sa comparution en véritable numéro de cabaret. Avec insolence et une bonne dose de gouaille bruxelloise, elle raconte sa version de l’histoire. Les nuits de son caf’conc, les artistes et les javas qui ont fait vibrer Bruxelles jusqu’au petit matin. Cette histoire de collaboration est un complot organisé par des gens jaloux. C’est une méprise, le vrai malentendu n’est pas celui qu’on attendait.
ll y a peut-être bien d’autres cadavres dans le placard…
Entre 1900 et 1950, Bruxelles vivait au rythme de ses cabarets, cafés-concerts et music-halls. Des lieux de liberté, de fête et de rencontres où l’on chantait pour oublier la misère, la guerre et les chagrins d’amour.
Car derrière les refrains populaires et les lumières de la scène, d’autres histoires se racontent : celles des femmes, des artistes et des invisibles. De vies cabossées, de luttes et de rêves brisés, de résistances aussi — des réalités qui résonnent étrangement avec notre présent.
Avec ce 18e one-woman-show, Zidani fait revivre l’âme des cabarets bruxellois et nous entraîne dans une traversée joyeuse et insolente de cinquante ans d’histoire pour le meilleur et pour le rire.

