Sur le quai d’une gare, une jeune femme, son père, un jeune homme et… un haut-parleur.

Le père se dit qu’il faudrait que quelque chose se passe. Maintenant.

C’est ça, oui. Il faudrait qu’à la machine à café par exemple, sa fille et le jeune homme se rencontrent. Qu’ils tombent amoureux. Sur un quai de gare, tout peut arriver. On échange des banalités et puis, comme le train n’arrive pas, un regard, une vibration…

Tout est en place, une nouvelle vie peut commencer.

Sur le ton de la comédie, sans avoir l’air d’y toucher, Samuel Benchetrit nous livre une très belle partition, sensible, un poil décalée, drôle et tendre, un peu triste aussi, comme le jour qui s’achève. Avec détachement, il parle de l’enfance qu’il faut quitter un jour et de l’amour qui commence. Du train qui est en marche. C’est léger comme une bulle et profond comme la mer. Et sans crier gare, il nous livre un secret  : ne rien prendre au sérieux (rien n’est grave, même la mort), tout prendre à cœur.